INFIRMIÈRE PIONNIÈRE DES SOINS AU CHEVET DU MALADE
Elles sont au cœur de l’action, au chevet du malade, présentes à chaque instant décisif. Elles rassurent, soulagent, surveillent, interviennent… souvent dans l’ombre, mais indispensables à la vie. Elles, ce sont les infirmières.
Voici mon histoire : une infirmière dont le parcours est marqué par l’engagement, la résilience et la passion du soin. Mon parcours professionnel débute il y a plus de cinq ans. À peine intégrée dans cet environnement exigeant, je suis confrontée à des réalités qui vont forger mon identité professionnelle.
Les premiers défis
Gérer plusieurs services à la fois
Dans un contexte de sous-effectif, il m’est souvent arrivé d’assurer simultanément des soins dans plusieurs unités : hospitalisation, urgences, pharmacie, bloc opératoire (aide anesthésiste), consultations externes (dermatologie, endocrinologie, ORL, …). Passer d’un patient stable à un cas critique en quelques minutes devient une habitude. Il faut être rapide, efficace, mais surtout ne jamais perdre en qualité de soins.
Les caprices et réticences de certains patients
Tous les patients ne sont pas toujours coopératifs. Certains refusent les soins, contestent les prescriptions ou expriment leur souffrance par des comportements difficiles. Il faut alors faire preuve de patience, d’écoute et de psychologie pour instaurer une relation de confiance.
- Faire face aux décès
C’est sans doute l’épreuve la plus marquante. Perdre un patient, malgré tous les efforts fournis, est une réalité douloureuse. Il faut apprendre à gérer ses émotions tout en restant professionnel, et parfois trouver les mots justes pour accompagner les familles dans ces moments de grande détresse.
· Le quotidien au chevet du malade
Être infirmière, ce n’est pas seulement administrer des soins ; c’est une présence constante et rassurante.
Mon quotidien se résume en plusieurs actions essentielles :
- Administrer les traitements et surveiller l’évolution des patients ;
- Réaliser les pansements et assurer les soins d’hygiène ;
- Répondre aux urgences, parfois imprévisibles ;
- Écouter, conseiller et soutenir moralement les malades et leurs familles ;
- Collaborer avec les médecins pour une prise en charge optimale.
Chaque geste compte. Une injection bien faite, une parole rassurante, une surveillance attentive peuvent faire toute la différence.
Des situations qui marquent
Certaines expériences restent gravées.

Je me souviens de ce patient très réticent aux soins, refusant toute perfusion à cause de sa phobie des aiguilles. Après de longues minutes de discussion, d’explication et d’écoute, il finit par accepter. Quelques jours plus tard, il me remerciait, reconnaissant que mon approche lui avait permis de gérer cette peur qui le hantait depuis tout petit à cause d’une injection qui avait mal tournée créant en lui ce traumatisme. Cette prise en charge avait contribué à sa guérison.
À l’inverse, il y a ces moments où, malgré tout, la vie s’éteint. Dans ces instants, on comprend que notre rôle ne se limite pas à guérir, mais aussi à accompagner avec dignité.
v Au-delà du métier, une vocation
Pour beaucoup, être infirmière peut sembler être une routine. Mais en réalité, chaque journée est différente, chaque patient est unique, et chaque situation demande adaptation et humanité.
Ce métier exige :
- Une grande résistance physique et émotionnelle ;
- Une capacité d’adaptation constante ;
- Un sens élevé de la responsabilité ;
- Et surtout, un profond amour pour l’humain.
Une reconnaissance qui motive
La plus grande récompense ne réside pas toujours dans les titres, mais dans les sourires retrouvés, les remerciements sincères, ou encore les patients qui repartent guéris. C’est cette reconnaissance silencieuse qui donne la force de continuer, malgré les difficultés.
O’dockita mag : Ils soignent, nous racontons.
LAURETTE MARISSA, Infirmière
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